J’essaie sans cesse de comprendre

J’essaie sans cesse de comprendre

Rédigé le 01/05/2019
A Pen 4 EU

Par Caroline

Je suis quelqu’un de très sensible à ce qui se passe aujourd’hui sur cette planète. Je suis touchée autant par les problèmes humains, politiques, écologiques, sociaux ou touchant les animaux… J’essaie sans cesse de comprendre comment cette société a pu finir ainsi et pourquoi.

Je me pose aussi beaucoup de questions pour pouvoir améliorer mon impact sur cette société et je suis convaincue que si chacun y mettait du sien, ce monde pourrait tellement mieux se porter.

Malgré ces essais et cette tentative de compréhension sommeille en moi un grand ras-le-bol de cette société et plus particulièrement des hommes au pouvoir et de notre éducation.

Je me suis tournée vers deux exemples de personnes qui vivaient également ces attitudes, Krishnamurti et Etty Hillesum. Avec Krishnamurti, on n’accuse pas simplement les gens au pouvoir ou les anciennes générations ou que sais-je encore, il nous invite à comprendre les faits, mais sans pour autant gaspiller son énergie là-dedans car, pour lui, c’est à nous de changer et de retrouver la simplicité de la vie avec ses vraies valeurs.

« Si la paix s’installe un jour, elle ne pourra être authentique que si chaque individu fait d’abord

la paix en soi-même, extirpe tout sentiment de haine pour quelque race ou quelque peuple que ce soit, ou

bien domine cette haine et la change en autre chose : peut-être même à la longue en amour – ou est-ce

trop demander ? C’est pourtant la seule solution.» Etty Hillesum, Une vie bouleversée.

Pour Etty Hillesum… j’ai choisi un film documentaire “Le convoi… Dans la peau d’une déportée” qui nous parle de deux jeunes reporters, Florian qui étudie les discriminations en Europe de manière théorique, dans les livres, et Alexandra qui lit le Journal intime d’Etty Hillesum, une jeune femme juive déportée à Auschwitz en 1943. Selon elle, cela ne sert à rien d’avoir plein de théories dans la tête et dans le cerveau, il faut qu’on les ait dans le sang et qu’on les vive. Ils décident donc tous les deux de partir à travers l’Europe pour comprendre les discriminations encore présentes aujourd’hui. Je me suis identifiée à ces deux jeunes qui partent à l’aventure en cherchant des réponses à leurs questions. J’espère que, dans quelques années, je pourrai suivre leur exemple.